Face à la question du risque éventuel de la vape pour la santé des vapoteurs, la réponse la plus sûre ces dernières années était : réduction des risques.

On considère que, s’il y a des risques à vaper, ils sont bien moins importants que ceux de la cigarette.
Les études sérieuses avaient montré que la vape était au moins 95% moins nocive que la clope.
Donc pour les fumeurs, aucun doute, vaper c’est mieux que fumer.

Mais dans l’absolu, la vape est-elle seulement moins dangereuse, ou pas dangereuse du tout ?
Et pour des non fumeurs ? Est-ce qu’il y a un risque à se mettre à la vape ?

En effet, les détracteurs continuaient à attaquer la vape sur son impact pour la santé de jeunes qui n’auraient jamais fumé, sur l’entourage qui vapoterait passivement et sur l’éventuel effet passerelle : les jeunes qui commenceraient à vapoter pourraient passer plus facilement à la clope un jour.

Une étude vient mettre un peu de la clarté dans ce brouillard, celle du Dr Riccardo Polosa (université de Catane, Italie), présentée au Ecig Summit de Londres le 17 novembre 2017, et publiée dans la revue Nature.

 

L’étude

Il y a une difficulté à étudier des effets propres uniquement à la vape : la plupart des vapoteurs sont d’anciens fumeurs, comment différencier les effets dus au tabac de ceux éventuellement dus à la vape ?
Il fallait donc trouver des vapoteurs qui n’avaient jamais fumé pour espérer connaître les risques liés uniquement à la vape.

En 2013, Riccardo Polosa en a trouvé 9.
Ok, c’est pas énorme comme échantillon, mais c’est déjà ça… et surtout il les a suivi patiemment pendant 4 ans, sans en parler, sans faire d’effet d’annonce, bref, un vrai boulot de science.
Il a aussi, évidemment, constitué 1 groupe témoin de non fumeurs non vapoteurs.

Pendant ces 4 années, aucun vapoteur n’est passé à la cigarette, et deux ont arrêté la vape.
Dans le groupe témoin, deux non fumeurs non vapoteurs ont commencé la cigarette de tabac, ils ont donc quitté l’expérience.

L’équipe de l’étude procédait régulièrement à des visites de contrôle mesurant différentes données de santé générale (pression artérielle, fréquence cardiaque…) et de santé pulmonaire (taux de CO, scanner…)

 

Les résultats

Ils sont simples : il n’y a rien.

Aucune évolution pathologique  n’a été détectée chez les vapoteurs non plus que dans le groupe témoin.
Les taux de monoxyde de carbone dans le souffle n’ont pas évolué et sont les mêmes que ceux du groupe témoin.
Le scanner des poumons n’a montré aucun signe préliminaire de BPCO,
Tout ce monde est en bonne santé, même ceux qui parmi les vapoteurs sont de gros consommateurs.

Il n’y a vraiment rien, même pas une légère alerte, rien.

 

Conclusion ?

Bien sûr, Riccardo Polosa et son équipe sont sérieux, ils annoncent donc formellement qu’ils n’ont pas mesuré de problèmes lié à la vape, mais qu’il resterait à confirmer ces premiers résultats pas des études à plus long terme et avec un plus grand nombre de vapoteurs.

Ils ont raison, et ils se montrent plus rigoureux scientifiquement que ceux qui, à partir d’études à court terme et selon des protocoles peu fiables ont annoncé des dangers farfelus, entre la production industrielle d’acroléine et la mutation massive de gènes.

Nous retiendrons donc qu’une étude sérieuse à démontré que la vape n’a eu, en 4 ans, aucun effet négatif sur 9 vapoteurs surveillés de près.

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