Joyetech décline son modèle AIO depuis quelques années,  les faisant varier en taille est en diamètre, donc en compacité, en autonomie et en contenance de liquide.
La promesse est d’offrir une vape très simple et de qualité pour ceux qui ne souhaitent pas composer eux mêmes et entretenir leur vapoteuse. Le modèle est donc orienté vers les débutants, mais peut aussi rendre service à des vapoteurs expérimentés pour sortir léger.
Le modèle testé ici se nomme « pro », c’est le plus gros de la gamme, avec une autonomie de 2300 mAh et une contenance de 4 ml.

 

AIO pour All in One

Les vapoteuses sont généralement composées de 2 éléments : la batterie (souvent réglable) et l’atomiseur.
Le principe des « AIO » (tout en un) et justement de réunir ces deux éléments en un seul objet, avec un minimum de réglages (voire pas du tout) dans le but de simplifier la vie du vapoteur et de lui faire faire des économies.
Il y a aussi des inconvénients : lorsque l’accu intégré sera mort… il faudra jeter le tout.
Mais le faible prix et la simplicité de la chose justifie cet inconvénient.

Elle nous est présenté dans un boite blanche…

 

… qui contient la Ego AIO pro et une autre boite…

 

… qui contient ce qu’il faut pour se lancer : un câble usb pour recharger l’accu, 2 résistances différentes et un trip tip en plastique qui se salira moins vite que le drip tip en acier déjà installé (article sur les drip tips).
Remarquons sur le côté droit du tube, la petite prise usb pour le rechargement, et notons qu’il est possible de vaper pendant la recharge.

 

La version pro est la plus grande de la série, les autres modèles sont plus proche de la vapoteuse rose au premier plan.

 

Elle se loge toutefois facilement dans une poche stylo, contrairement à un modèles classique…

 

… est reste très légère avec à peine plus de 100 gr, contre 200 pour le set up du dessus.

 

Comment ça marche ?

Pour mettre en service la AIO, il suffit de dévisser la partie supérieure (chapeau, ou top cap)…

 

… de choisir une des deux résistances fournie (on y revient)…

 

… et de la visser à sa place.
Il est toujours conseillé ici de mettre quelques gouttes de liquide dans les trous de la résistance, pour qu’elle s’amorce plus facilement.

 

Avant de revisser le tout, on remplit le réservoir, au maximum jusqu’au trait (sinon, lorsque qu’on revissera le top cap, le volume de la résistance fera déborder le réservoir).
Notons au passage un défaut de cette AIO : le réservoir en Pyrex ne peut pas être remplacé. S’il casse, la vapoteuse est foutue.
Il est certes bien protégé, mais il arrive de le casser lors d’une mauvaise chute.

 

On revisse le top cap, on attend 5 mn que la résistance finisse de s’imbiber de liquide, et l’on peut vaper.

La promesse de facilité d’usage est tenue : les manipulations sont réduites au maximum, et il suffit presque d’appuyer sur le bouton pour vaper.
Presque… parce que ce modèle inclue un réglage d’air fow très efficace, repérable au 5 trous rectangulaires sur la photo du dessus.
En tournant la bague, on peut régler l’ouverture de l’arrivée d’air (air flow) entre 1 et 5 trous, pour un tirage serré ou plus aérien.

 

 

 

Le choix des résistances

Les résistances constituent le cœur de ce type de vapoteuse : en l’absence de réglage de puissance, elles déterminent toute la vape.
Joyetech propose plusieurs modèles de résistances en fonction du type de vape que l’on apprécie (elles sont communes avec le clearomiseur Cubis de la marque et nous verrons que cela à son importance).
La AIO est livrée avec 2 résistances :
– la première (à droite sur la photo), nommée MTL, de 0.6 ohms, est destinée au tirages serrés (MTL = mouth to lung).
– La deuxième (à gauche), nommée DL, de 0.5 ohms, destinée à l’inhalation directe (DL = direct lung).

La première est donc destinée à ceux qui vapent en tirage indirect, comme avec une cigarette, en inhalant en deux temps, d’abord dans la bouche puis en aspirant dans les poumons. Elle offre plus de résistance à l’entrée d’air, procurant des sensation proche de la cigarette. Ce mode de vape est généralement conseillé aux débutants, pour garder ses habitudes de fumeur.

La deuxième est destinée à ceux qui vapent en tirage direct, en inhalant la vapeur directement. Beaucoup de vapoteurs passent en effet un jour à l’inhalation directe, permettant d’inhaler plus de vapeur à la fois.

Joyetech a donc voulu adapter sa vapoteuse pour qu’elle accompagne la vape des débutants comme des vapoteurs confirmés.
En faisant cela, elle contrevient un peu la l’idée de simplicité : il va falloir choisir ses résistances en fonction de sa vape… est ce n’est pas évident quand on débute.

 

Comment ça vape en MTL ?

Puisque cette AIO propose 2 types de vape, autant tester les deux séparément.
J’ai donc commencé le test avec la résistance MTL, en tirage serré donc, que j’apprécie à titre personnel.

Et ça ne marche pas du tout !
Si, ça marche, mais ce n’est pas une vape agréable.
Ce qui marche très bien c’est le tirage. C’est un vrai tirage serré, et il peut devenir très très serré en refermant la bague de réglage, il est comparable à celui d’une cigarette.
Mais la vapeur devient vite trop chaude si on enchaîne les taffes lors d’une pause au boulot, au point de se brûler les lèvres sur le drip tip si on a gardé celui en acier.

Pourquoi ?
Les raisons sont techniques : la valeur de la résistance n’est pas adaptée à un tirage serré.
Sa valeur est de 0.6 ohm. Associée à la tension délivrée par l’accu, la puissance résultante sera de 30 watts quand l’accu est en pleine charge, 20 watts en fin d’utilisation.
Or, la vape en tirage indirecte demande des puissances plutôt situées entre 8 et 15 watts.

Heureusement, il y a une astuce !
J’ai signalé pus haut que les résistances de l’AIO sont les mêmes que celle du clearomisuer Cubis de la marque. Or, pour ce modèle, Joyetech propose des résistances de valeur différentes.
Deux d’entre elles sont appropriée au tirage indirect et sont compatibles avec l’AIO : celles de 1 ohm et de 1,5 ohm.
J’ai commandé celles de 1 ohm pour vérifier.
Elles permettent d’obtenir une vape qui commence à 16 watts en pleine charge, qui se stabilise 13 watts en cours de vape, puis descend vers 9 watts en fin de charge.
Les résistances de 1,5 ohms offriront des puissances plus basses, de 7 à 11 watts, pour une vape plus serrée encore.
Dans les deux cas, la longévité de l’accu en sera multipliée, et il faudra juste choisir son taux de nicotine en fonction.

En effet, en vapant à plus faible puissance on inhale aussi moins de vapeur à chaque bouffée. Il faut donc augmenter le taux de nicotine pour avoir la même dose en une bouffée.
Les résistances de 1 ohm conviendrons bien avec un taux de 12 mg/ml.
Les résistances de 1,5 ohm demanderont un liquide en 16 ou 18 mg/ml.

L’AIO ainsi équipée permettra à un vapoteur moyen de vape entre 2 et 4 ml par jour, et l’accu tiendra 2 à 3 jours, ce qui est tout à fait appréciable.
Les saveurs sont agréables dans ce mode de vape.

 

Comment ça vape en DL ?

Dans ce mode d’inhalation directe, la résistance DL fournie est cette fois appropriée.
D’une valeur de 0,5 ohm, elle donne une puissance qui débute à 32 watts pour aller vers 20 watts en fin de charge.
Le tirage est aérien, cohérent avec la puissance.
Le réglage d’air flow est efficace et facile à régler.
La vapeur est tiède, voire assez chaude avec l’accu en pleine charge.

Ce mode conviendra donc aux vapoteurs qui apprécient l’inhalation directe et la vapeur tiède/chaude, qui vapent donc plutôt des saveurs tabacs ou gourmandes. En effet, les saveurs fruitées ou mentholées ne sont (pour la plupart des vapoteurs) pas très agréables si la vapeur est chaude.
Le rendu de ses saveurs est bon, sans être le meilleur de sa catégorie (voir plus bas)

Dans ce mode, un vapoteur moyen consommera 4 à 8 ml de liquide par jour, et l’autonomie de l’accu correspondra à cette consommation.

Des engorgements de la résistance peuvent survenir de temps en temps, provoquant un glougloutage typique.
Cela se régule facilement en rentrant un bout d’essuie-tout roulé en pointe dans la résistance.

 

 

Bonne pour le service ?

Les différents modèles de l’AIO de joyetech ont un succès commercial certain, ce n’est pas pour rien.
D’abord le design est réussi, la prise en main est évidente, et l’utilisation très facile.
Le tarif reste très contenus, inférieur au prix d’une cartouche de cigarette, et la vape est efficace tout de suite pour débuter.
Du coup, je ne m’explique pas le choix de Joyetech de livrer une résistance MTL inappropriée alors qu’elle fabrique des modèles bien plus adaptés par ailleurs. Il est dommage que l’utilisateur doivent faire des recherches pour trouver une solution dans ce mode de vape.

Il reste aussi qu’il existe une concurrence féroce dans cette gamme de vapoteuse.
Deux modèles sortent du lot et doivent être envisagés en alternative à cette AIO.
– La Endura de Innokin, moins chère et plus performante en tirage serré, offre un meilleur rendu de toutes les saveurs. Mais elle fonctionne uniquement en tirage serré et son look est très pauvre par rapport à l’AIO.
– La PockeX de Aspire peut tenir tête à l’AIO sur tous les plans : même gamme d’utilisation, sauf le tirage très serré que permet l’AIO, plus simple (une seule résistance), réservoir remplaçable en cas de casse, meilleur rendu des saveurs, et look aussi sympa.

Les goûts de chacun décideront ^^

 

Mon exemplaire m’a été fournis par Fasttech, ou l’on peut aussi trouver les résistances DL, et celles qui marchent mieux en MTL

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